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Phishing ou hameçonnage : définition, mécanismes, vecteurs (mail, smishing, vishing) et checklist opérationnelle pour renforcer votre cyber-sécurité.
par Essie | Mise à jour 30.10.2025 | par Essie
Vous avez déjà reçu un mail ou un SMS vous demandant de saisir vos identifiants ? C’est peut-être une tentative d’hameçonnage. Dans ce guide, vous apprendrez ce qu’est l’hameçonnage (phishing), comment identifier les signes d’alerte — qu’il s’agisse d’un mail, d’un SMS ou d’un appel — et surtout, quelles actions mettre en place pour vous protéger. Grâce à des explications claires et des étapes techniques validées, vous serez mieux armé pour déjouer ces attaques et sécuriser vos données personnels.

L’hameçonnage, aussi appelé phishing en anglais, est une technique d’ingénierie sociale utilisée par les cybercriminels pour tromper les internautes. Selon la définition de l’hameçonnage, il s’agit d’une méthode visant à se faire passer pour une entité de confiance (banque, service public, plateforme en ligne) afin d’obtenir des informations personnelles sensibles, comme des identifiants, des mots de passe ou des données bancaires.
Le mot phishing vient de l’anglais fishing (« pêche ») : le fraudeur lance un hameçon numérique — souvent un e-mail ou un SMS trompeur — et attend que la victime “morde”. En résumé, si vous vous demandez phishing c’est quoi, c’est une forme de fraude en ligne qui repose sur la manipulation psychologique pour voler des données confidentielles.
Bien que l’hameçonnage prenne de nombreuses formes, quatre canaux principaux dominent aujourd’hui les attaques : les e-mails, les SMS, les appels téléphoniques et les réseaux sociaux. Chacun repose sur le même principe : inciter la victime à cliquer, répondre ou saisir des informations confidentielles.
C’est la forme la plus courante d’hameçonnage. Le phishing par e-mail consiste à envoyer un message en apparence légitime — souvent d’une banque, d’un service public ou d’une grande plateforme (comme PayPal, Amazon ou la CAF).
Ces e-mails invitent l’utilisateur à cliquer sur un lien pour “vérifier son compte” ou “confirmer un paiement”. Le lien mène alors vers un faux site (souvent une copie parfaite du vrai) où les données saisies sont récupérées par les cybercriminels.
L’hameçonnage par SMS, ou smishing, exploite la confiance que les utilisateurs accordent aux messages reçus sur leur téléphone. Ces SMS frauduleux contiennent un lien court vers un faux site ou un numéro à rappeler.
Ils imitent souvent des notifications de livraison, d’amende, ou des alertes de sécurité bancaire. Une fois le lien ouvert, l’utilisateur est redirigé vers une page piégée où ses identifiants ou données bancaires peuvent être volés.
Le vishing (voice phishing) consiste à manipuler une victime via un appel téléphonique. Les fraudeurs se font passer pour des conseillers bancaires, des techniciens ou des agents de sécurité informatique.
Ils exploitent la panique ou la confiance pour pousser l’interlocuteur à communiquer des codes confidentiels, des numéros de carte ou des informations d’accès.
De nouvelles variantes apparaissent régulièrement. Le quishing, par exemple, repose sur un QR code piégé présent dans un e-mail, un flyer ou une page web.
Les réseaux sociaux sont également un terrain fertile : de faux profils LinkedIn ou Facebook envoient des messages d’apparence professionnelle pour collecter des informations sensibles (adresse, CV, accès à un espace client…).
Derrière chaque tentative d’hameçonnage se cache un mélange de psychologie et de techniques informatiques. L’ingénierie sociale repose sur la manipulation des émotions : peur, urgence, curiosité ou confiance. Le message incite à réagir sans réfléchir. Les attaquants utilisent aussi la falsification d’identité (adresse e-mail truquée, photo de profil copiée, faux logo officiel) pour rendre leur demande crédible. Pour renforcer la tromperie, les cybercriminels emploient des procédés techniques tels que :
| Technique | Principe | Objectif principal |
|---|---|---|
| E-mail spoofing | Falsification de l’adresse d’expéditeur | Faire croire que le message provient d’un contact fiable |
| Usurpation de domaine | Création d’un site au nom très proche du vrai | Tromper visuellement la victime |
| Injection de liens | Insertion d’un lien piégé dans un message HTML | Rediriger vers un site frauduleux |
| Chevaux de Troie / scripts | Programmes cachés dans les pièces jointes | Voler ou chiffrer des données |
Ces méthodes sont souvent combinées pour rendre la fraude indétectable, notamment dans les campagnes de spear phishing visant des entreprises ou des cadres.
Avant de cliquer sur quoi que ce soit, vérifiez systématiquement :
L’adresse d’expéditeur (domaine incohérent, faute typographique).
Le ton du message (urgence, menace, offre trop belle).
Le lien (passez la souris dessus sans cliquer pour vérifier l’URL réelle).
Les pièces jointes inattendues (.zip, .exe, .pdf douteux).
Les fautes de grammaire ou la syntaxe inhabituelle.
TIPS
Si un doute subsiste, contactez directement l’entreprise via son site officiel, sans passer par les liens du message.La prévention de l’hameçonnage (ou phishing) commence par la vigilance et une bonne éducation numérique. Voici quelques conseils essentiels pour éviter le phishing et protéger efficacement ses données personnelles :
Avant de cliquer sur un lien ou d’ouvrir une pièce jointe, vérifie toujours l’expéditeur. Si le message semble douteux ou provient d’une adresse inhabituelle, ne clique sur rien et supprime-le immédiatement.
L’authentification à deux facteurs ajoute une protection supplémentaire à tes comptes en ligne. Même si un pirate obtient ton mot de passe, il lui sera bien plus difficile d’y accéder sans ton second facteur d’identification.
Les mises à jour de sécurité corrigent les failles exploitées par les cybercriminels. Garde toujours ton système d’exploitation, ton navigateur et ton antivirus à jour pour te protéger contre l’hameçonnage et les autres attaques en ligne.
Les fraudeurs utilisent souvent des promotions ou cadeaux “exceptionnels” pour attirer les victimes. Si une offre semble trop avantageuse, il s’agit probablement d’une tentative de phishing.
Installer un logiciel antivirus fiable est une barrière essentielle contre le phishing.
IObit Malware Fighter est un outil puissant qui protège ton PC contre différents types de menaces, y compris les sites web d’hameçonnage. Grâce à sa détection avancée, il bloque les tentatives de vol de données avant qu’elles ne causent des dommages.

Si tu penses avoir été la cible d’un hameçonnage (phishing), adopte les bons réflexes immédiatement :
Si tu reçois un message suspect, ne clique sur aucun lien et ne réponds pas. C’est la meilleure façon d’éviter toute compromission.
Si tu as cliqué sur un lien mais qu’aucun fichier n’a été téléchargé, change tout de suite ton mot de passe, par précaution.
Si tu as ouvert une pièce jointe, lance immédiatement une analyse complète de ton appareil avec un antivirus à jour, pour éliminer tout risque d’infection par malware.
Si tu as communiqué des informations personnelles ou bancaires, contacte sans attendre ta banque et dépose une plainte. Cela permet de limiter les usages frauduleux de tes données.
Enfin, pour signaler un cas d’hameçonnage, rends-toi sur cybermalveillance.gouv.fr afin d’aider les autorités à bloquer les campagnes malveillantes.
L’hameçonnage (phishing), qu’il s’agisse d’un phishing mail, d’un SMS ou d’un appel téléphonique, reste l’une des menaces les plus fréquentes en cybersécurité. Plus qu’une attaque technique, c’est une manipulation psychologique fondée sur l’ingénierie sociale.
Savoir reconnaître les signes d’alerte comme un expéditeur douteux, un lien suspect ou un ton trop urgent, et agir rapidement en changeant les mots de passe, en activant le MFA ou en signalant le site sur phishing.gov.fr permet de réduire considérablement les risques.
Prenez quelques minutes aujourd’hui pour sensibiliser votre entourage ou vos collègues. Comprendre l’hameçonnage définition et phishing c’est quoi, c’est déjà se protéger efficacement. Une vigilance partagée aujourd’hui évite souvent un incident demain.
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